Le monde de la mode est sous le choc. Mathilde Favier, directrice des relations publiques de Dior Couture, est décédée le 17 août 2026. Son compagnon, le producteur Nicolas Altmayer, a perdu la vie dans le même accident de la route à Airvault. La veille, elle partageait encore des images de son été à Cabourg, entre dîners au coucher du soleil et balades sur la plage.
Avant ce départ brutal, Mathilde Favier avait ouvert, en 2023, les portes de son appartement parisien à Vogue Japan. Elle y dévoilait les secrets de son refuge, un lieu où la mode et la vie ne faisaient qu’un.
Un appartement parisien comme un havre de paix
Situé à deux pas du Trocadéro, dans un immeuble haussmannien, cet appartement était son sanctuaire depuis douze ans. « J’y suis particulièrement bien, c’est un refuge », confiait-elle dans la vidéo. Son sourire communicatif illuminait chaque pièce.
Le salon, entre audace et souvenirs
Dans le grand séjour, des miroirs dorés se reflétaient sur des canapés aux imprimés fleuris. Un fauteuil blanc, offert par son amie Ondine, trônait près de la cheminée. Au-dessus, une toile représentant des poissons rouges attirait l’œil. C’était la toute première peinture de sa sœur, Victoire de Castellane, avant qu’elle ne devienne directrice artistique de la joaillerie Dior.
La devise de Mathilde Favier résumait son style : « Vive les fautes de goût, tant que c’est personnel. » Une décoration émotionnelle, loin des diktats.
La cuisine rose, un clin d’œil au passé
La cuisine contrastait avec le reste. Des murs roses évoquant le Boulevard Lafayette, des étagères remplies de barbotines de sa mère, des verres de Clichy torsadés comme des berlingots. Un décor nostalgique et audacieux.
Les secrets de son style intérieur
La salle à manger, tapissée de motifs persans, était réservée aux dîners. Un espace calme, presque mystique, pensé pour recevoir. Le dressing, lui, était un musée personnel. Robes de créateurs, souliers rares, chapeaux : chaque pièce racontait une carrière hors norme.
Pour s’inspirer de son refuge, voici ce qui comptait vraiment :
- 🌸 Des couleurs franches et assumées, comme le rose de la cuisine
- 🕰️ Des objets chargés d’histoire : barbotines, verres anciens, œuvres d’art
- 🎨 Un mélange de styles, du haussmannien au plus contemporain
- 💛 Une place donnée aux créations de ses proches, comme la toile de sa sœur
- ✨ Une absence totale de règles, au profit des coups de cœur
Le dressing, témoin de l’histoire de la mode
Mathilde Favier aimait répéter que cette pièce était « le témoin de l’histoire de la mode ». On y trouvait des pièces rares, accumulées au fil de ses collaborations. Chaque vêtement avait une mémoire, chaque paire de chaussures une anecdote. Une source d’inspiration infinie.
Un héritage d’élégance et d’amitié
Quelques mois avant sa disparition, elle avait célébré cet amour des belles choses chez Christie’s. L’exposition « Mathilde & Friends in Paris » mettait aux enchères des objets, des bijoux et des pièces de mode ayant appartenu à elle et à ses amis. Une façon de faire circuler la beauté, de partager son amitié.
Depuis l’annonce de sa mort, les hommages affluent. Delphine Arnault a confié que Dior perdait « une professionnelle incroyable » et elle-même « une amie fidèle ». Son fils Carlo a écrit : « Mon cœur est brisé. » La mode pleure une icône au style libre et solaire.
Son appartement, son refuge, restera comme une leçon de vie : un lieu où l'on se sent bien, loin du tumulte, et où chaque objet raconte une histoire. Mathilde Favier laisse ce cadeau : l’envie de créer votre propre havre de paix, avec audace et sincérité.

Léa dirige la rédaction d’un magazine beauté indépendant à Paris. Elle teste chaque routine six semaines avant d’en parler, chine des magazines vintage et écrit sur la mode comme on raconte une vie.