« Un véritable sanctuaire » : Mathilde Favier, icône de la mode, partageait en exclusivité les secrets de son refuge avant son départ

« Un véritable sanctuaire » : Mathilde Favier, icône de la mode, partageait en exclusivité les secrets de son refuge avant son départ

Avec la disparition de Mathilde Favier, le monde de la mode perd bien plus qu’une directrice des relations publiques. Cette icône de la mode avait ouvert les portes de son refuge parisien en exclusivité pour Vogue Japan, quelques années avant son départ brutal. Retour sur son sanctuaire, entre intimité et inspiration.

Le sanctuaire secret de Mathilde Favier à Paris

Ce lundi 17 août 2026, une collision sur une route départementale à Airvault a emporté Mathilde Favier et son compagnon, le producteur Nicolas Altmayer. La directrice des relations publiques monde de Dior Couture avait 56 ans. Depuis, les hommages affluent, et chacun se souvient de son sourire solaire.

En 2023, elle avait accordé une visite guidée à Vogue Japan. Une rareté, car la discrète Parisienne gardait jalousement son intimité. Son appartement haussmannien, situé à deux pas du Trocadéro, se dévoilait alors comme un véritable sanctuaire chargé d’histoires.

Dès la première image, elle accueillait la caméra avec ces mots : « Bienvenue à la maison, j’y suis arrivée il y a douze ans, j’y suis particulièrement bien, c’est un refuge. » Cette phrase résume tout. Son appartement n’était pas une vitrine, mais une tanière, un abri contre le tumulte de la mode.

Un salon où la fantaisie rencontre la mémoire

Dans le grand séjour, les miroirs dorés se mêlaient aux canapés fleuris. Un fauteuil blanc, offert par son amie Ondine, trônait près de la cheminée. Au-dessus, une toile colorée représentait des poissons rouges. Il s’agissait du tout premier tableau de sa sœur, Victoire de Castellane, directrice artistique joaillerie chez Dior.

Mathilde Favier revendiquait une décoration guidée par le cœur, loin des diktats. « Vive les fautes de goût, vive les erreurs, tant que c’est personnel », lançait-elle. une philosophie qui s'étendait à sa façon de recevoir, de s’habiller et de vivre. Une touche d’irrévérence rare dans un milieu parfois trop policé.

À côté de l’œuvre de sa sœur, une immense peinture signée Alexandre Renoir apportait une note de galerie. L’ensemble créait un équilibre singulier, où chaque objet racontait un souvenir. Son secret ? Ne jamais acheter sur catalogue, uniquement au coup de cœur.

Une cuisine rose et une salle à manger persane : les secrets de son intimité

Passé le salon, le contraste était frappant. La cuisine, elle l’avait voulue rose, « très Boulevard Lafayette », avec des étagères murales chargées de barbotines héritées de sa mère. Une verrerie aux couleurs torsadées, appelée Verre de Clichy, rappelait les berlingots d’antan. Une explosion pastel irrésistiblement vintage.

Cette pièce, résolument personnelle, montrait son goût pour les matières vivantes et les couleurs assumées. Elle n’hésitait pas à mélanger les époques, les styles, les souvenirs. La cuisine devenait alors un personnage à part entière, chaleureuse et surprenante, à l’image de sa propriétaire.

La salle à manger, elle, était tapissée de motifs persans. Une ambiance feutrée, presque mystique, qu’elle réservait aux dîners du soir. « C’est calme, réservé pour les dîners et non pour les déjeuners », expliquait-elle. Chaque espace avait sa fonction, son humeur, sa raison d’être.

Le dressing, musée personnel de l’icône de la mode

Impossible d’évoquer Mathilde Favier sans parler de son dressing. Tout en bois, il s’étendait comme un écrin précieux. Des robes de créateurs, des souliers en quantité, des pièces historiques accumulées durant des décennies. « Cette pièce est le témoin de l’histoire de la mode », aimait-elle répéter.

Ce n’était pas un simple lieu de stockage, mais un musée intime. Chaque vêtement portait une mémoire, un défilé, une rencontre. Pour elle, la mode se vivait avant tout comme une archive vivante, une transmission entre générations.

  • 🩵 Des robes haute couture Dior chinées au fil des saisons
  • 👠 Des souliers signés des plus grands ateliers parisiens
  • 🖼️ Des toiles d’artistes contemporains côtoyant des souvenirs de famille
  • 📚 Des livres de mode dédicacés, véritables trésors personnels
  • 💝 Des objets chinés aux puces, chargés d’histoire et d’émotion

Ce dressing résumait son parcours, de ses débuts dans la presse à son rôle d’ambassadrice chez Dior. Une vie entière dédiée à la beauté, au style et au partage. Une inspiration pour toutes celles qui rêvent de construire une garde-robe avec âme.

Un ultime geste de transmission : l’exposition Christie’s

Quelques mois avant son départ, Mathilde Favier avait organisé une vente aux enchères chez Christie’s. L’événement, intitulé « Mathilde & Friends in Paris », réunissait des objets, des bijoux et des pièces de mode lui appartenant, ainsi qu’à ses amis. Une façon de faire circuler la beauté et l’amitié, ses deux valeurs cardinales.

Cette vente ressemblait à un adieu élégant, un passage de témoin. Elle offrait une dernière leçon : la mode se partage, se transmet, se réinvente. Dans chaque pièce mise en vente, il y avait un morceau de son histoire, une émotion à transmettre.

Aujourd’hui, son refuge parisien reste dans les mémoires. Son sourire, son franc-parler et son goût inimitable continuent d’inspirer. Le sanctuaire qu’elle avait créé n’était pas seulement un appartement, c’était une philosophie de vie. Une invitation à oser, à aimer, à s’entourer de ce qui nous ressemble.

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